Position à l’anglaise

"La matrice", fractale
"La matrice", fractale
« La Matrice », fractale réalisée par Joël Bentzinger

Avez- vous entendu parler de la « position à l’anglaise »? C’est en autre ce dont nous parle Martin WINCKLER dans son ouvrage  Le Chœur des femmes . Cette position convient pour les examens gynécologiques, mais aussi pour les accouchements. Même si son nom l’indique, celle-ci n’est pas forcément très pratiquée Outre-Manche, cependant elle y est connue depuis le 19 ème siècle. Depuis la parution du livre  Le Chœur des femmes , cet examen qui peut paraître singulier à fait l’objet de 3 thèses en médecine.

Dans son ouvrage, Martin WINCKLER,  nous narre les aventures d’un jeune interne qui se destine à la chirurgie gynécologique. Cette jeune personne est obligée de passer pour terminer son cursus dans le service d’un médecin qui n’est pas gynécologue, mais simplement généraliste. Tout d’abord imbue de son savoir médical, formatée, par les plus grands, Jean ATWOOD va progressivement changer son regard sur les femmes et sur elle-même.

Voilà en effet des médecins comme ont aimerait en rencontrer plus souvent, qui sous prétexte d’une prescription d’un contraceptif ne vous demande pas nécessairement de vous examiner.

Extrait du Choeur des femmes

Je vous livre textuellement ce que j’y ai appris, à savoir que la position d’examen gynécologique telle qu’elle nous est imposée, à savoir couchée sur le dos, les pieds dans les étriers, livrée ainsi sans aucune pudeur, n’est pas une obligation. L’examen pourrait se faire d’une tout autre manière.

Voici un extrait de cet ouvrage :

« Aujourd’hui, les femmes ne se plient plus aux désirs des hommes.

Elles ne devraient plus se plier aux diktats des médecins !!

 Aujourd’hui, en France, les femmes ont le droit de vote, elles sont majeures et responsables au même titre que les hommes. Elles ont les mêmes droits et les mêmes obligations devant la la loi. Elles décident seules d’avoir des rapports sexuels ou de les refuser, de prendre une contraception, d’avorter, d’enfanter ou de se faire stériliser. Personne n’a le droit de les asservir et de les infantiliser.

Aujourd’hui, pourtant, lorsqu’elles sont enceintes ou ne désirent pas l’être, lorsqu’elles veulent pratiquer un dépistage du cancer du col ou faire soigner un symptôme gynécologique, les femmes sont encore systématiquement contraintes de s’allonger sur le dos, cuisses écartées, sexe exposé, dans une position humiliante imposée par les médecins sans aucune nécessité médicale.

La posture dite « à l’anglaise » (sur le côté « en décubitus latéral ») permet tous les gestes gynécologiques courants ; elle permet également de procéder à des accouchements en toute sécurité, si la femme le désire ; dans de nombreux pays du monde, c’est dans cette position que les femmes sont examinées, soignées et accouchées. Et dans cette même position, elles peuvent choisir de voir, ou non, ce que les médecins leur font.

Nous exigeons, que les médecins français proposent à toutes leurs patientes d’adopter, si elles le désirent, le décubitus latéral, en lieu et place de la position gynécologique machiste et archaïque qui leur est encore imposée en ce début de XXIe siècle.

Nous exigeons, que cette obligation soit inscrite dans le code déontologique et dans le code de la santé publique, dans les guies de la bonne pratiques remis à tous les médecins en activité, dans le cours et les enseignement dirigés de toutes les facultés.

En France, au XXIe siècle, les femmes ne devraient plus être contraintes à écarter les cuisses devant les médecins ! »

Cette technique d’examen gynécologique relaté par Martin WINCKLER, vient de l’histoire Le petit William (Contes anglais 1964) qui est basée sur l’expérience de Jacques FERRON médecin de campagne au Québec en 1946. Ce conte relate un évènement médical particulier, la posture obstétricale « positon latérale gauche ». Une sage-femme avait appris cette technique d’un accoucheur anglais. Et l’accouchement auquel le médecin assista sans pratiquement intervenir se déroula merveilleusement bien, sans cri, ni geste médical invasif.

 

Pour une gynécologie bienveillante …

Dessin extrait de blog du dr Borée
Position à l’anglaise

Quelles sont les avantages de cette « position  à l’anglaise » ou « décubitus latéral », autrement dit sur le côté latéral gauche ?

Les patientes se sentent plus à l’aise, le spéculum est moins douloureux, pour celles qui ont un utérus rétroversé, le médecin peut mieux voir le col. Cette position peut être plus confortable, mais aussi plus respectueuse notamment pour les femmes ayant subies des violences sexuelles, les personnes obèses ou handicapées.

 

 

 

Cette position peut s’appliquer également aux accouchements. Voici une vidéo intéressante à ce sujet dans l’émission « La maison des Maternelles »:

 

Qui a dit que lors d’un accouchement la femme ne devait pas bouger, que le bassin ne devait pas bouger, que l’accoucheur ne bougeait pas non plus…Que seul le bébé devait faire tout le travail nous dit Bernadette DE GASQUET auteur de Trouver sa position d’accouchement.

Pour information, voici ce que  L’OMS souligne :  » les femmes enceintes ne devraient pas être couchées sur le dos pendant le travail ou l’accouchement. Il faudrait les encourager à déambuler pendant le travail et leur permettre de choisir librement la position qu’elles adopteront pour la délivrance « .

 

Cela donne en effet à réfléchir.

Jusqu’où accepter un geste, un examen médical ?

Et vous ? Pensez vous être en mesure de dire NON la prochaine fois que l’on vous propose un acte non conforme à ce que vous souhaitez ?

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